PLANET DESTROY

18 octobre 2011

ENSEIGNEMENT DE L'HOMEOPATHIE

Comme chaque année depuis 25 ans les cours de l'IHS reprennent le 16 octobre à Neuilly 85 rue de Chézy au Centre Hahnemann. Médecins, pharmaciens, représentants du corps de santé et leurs collaborateurs peuvent s'inscrire en m'envoyant un mail ou en téléphonant au 0145016201

Les cours ont lieu une fois par mois le dimanche de 8h30 à 18h.
Tarifs: 875 euros par an repas compris

Etudiants (avec justificatif): 675 euros.

L'enseignement dure trois ans avec un examen chaque année. Pour des informations complètes allez sur le site de l'IHS

http://homeopathie-ihs.com/

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24 novembre 2007

PAPIER ECOLOGIQUE

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Un papier écologique et équitable venu de Thaïlande


Illustration : Un papier écologique et équitable venu de Thaïlande Développement durable
 
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Double A, marque du papetier thaïlandais Advance Agro, a développé un mode de production du papier intégré, depuis la plantation des arbres jusqu'à la distribution du papier. Un procédé qui lui permet de contrôler et de réduire les impacts sur l'environnement et de fournir un revenu supplémentaire aux paysans.

L'idée qu'un papier respectueux de l'environnement est forcément moins blanc, moins lisse, trop fin, est devenue obsolète. Le papier Double A, commercialisé depuis 2001 en Europe, mais discret jusque là sur ses performances environnementales, bat en brèche les critères habituels en mettant sur le marché un papier écologique de qualité (80 g) blanc et lisse, véritable concurrent des papiers traditionnels. Suspect ? Surtout innovant, le procédé du Thaïlandais Advance Agro, qui s'annonce comme le principal producteur de pâte à papier et de papier d'Asie du Sud-Est , fait tomber une à une les objections environnementales et sociales que l'on peut avoir envers cette industrie. Le fait le plus marquant est que son usine ne participe pas à la déforestation. On sait, par exemple, que 80% du bois coupé en Tasmanie part en papier pour les Japonais. Et que ce bois, provenant d'eucalyptus de plantation a été précédé d'un rasage au napalm des forêts anciennes primaires. Plus largement, environ 40% du bois commercialisé au monde, l'est pour le papier. Et cette consommation devrait grossir de 50% d'ici 2010, selon FSC Allemagne. Le procédé d'Advance Agro, s'il fait appel aux eucalyptus de plantation n'a rien à voir avec les méthodes australiennes destructrices.

 UN ACTEUR DE POIDS COMPARABLE AU FSC


Le label FSC est pour l'instant l'alternative écologique la plus connue aux papiers recyclés, pour répondre aux besoins en fibres vierges. Cependant, ce label ne certifie pas le procédé industriel de fabrication du papier, souvent polluant, mais simplement un pourcentage de fibres provenant de forêts durablement gérées. Ce label, parfois contesté sur certaines plantations, comme au sud Brésil, reste le plus internationalement reconnu. Le papier FSC représente 5% du marché européen du papier impression-écriture, soit 300 000 tonnes avec un taux de croissance de 38% prévu en 2008 (source : FSC France). Sur le marché de l'emballage, la demande s'amorce. A titre de comparaison, Double A produit 600 000 tonnes de papier par an et est commercialisé dans 90 pays. En France, le papetier a noué des partenariats de distribution avec les principaux acteurs du marché comme les papeteries d'Avor, Liogier Buro+, Axellium Garonor ou encore La Victoire. La société qui communique depuis deux ans seulement sur ses critères écologiques répond à une demande des distributeurs en la matière.

Boucle locale vertueuse

Advance Agro a développé un modèle économique original et innovant depuis 1989 avec les paysans Thaïlandais. Plutôt que d'importer de la pâte à papier de forêts de l'autre bout du monde, comme on le fait en Europe, Advance Agro crée sa propre matière première en cultivant des pousses d'eucalyptus qu'il vend aux paysans. Ces derniers les plantent sur les bandes de terre qui séparent leurs parcelles de riz, des talus habituellement non exploités. Ces eucalyptus australiens ont été améliorés par hybridation, afin qu'ils poussent en trois à quatre ans (au lieu de sept à dix) dans les conditions humides de la péninsule thaïlandaise. Advance Agro a investi vingt ans de recherche et développement dans cette espèce d'arbres. Le million de paysans indépendants qui les cultivent en retirent une ressource complémentaire non négligeable, revendant 4 euros environ, un arbre qui leur a coûté 30 centimes. " Nous garantissons un prix minimum pour les garder comme fournisseurs et nous nous ajustons au prix du marché ", préciseThirawit Leetavorn, vice-président exécutif.

Ajoutons à cela que dans l'usine, certifiée ISO 14001, les eaux usées sont doublement traitées et utilisées pour l'irrigation des arbres. " Nous élevons des poissons dans le dernier bassin de décantation et nous les mangeons " affirme le représentant thaïlandais. Par ailleurs, les rejets sont suivis de près par les autorités. Si le procédé de fabrication n'est pas exempt de produits chimiques, le blanchiment du papier se fait sans chlore. En outre, la consommation d'eau a été réduite par dix grâce des innovations et l'usine couvre ses besoins  par un immense réservoir de sa construction. Le cycle est bouclé aussi d'un point de vue énergétique : la matière organique qui forme les déchets de papeterie, notamment la liqueur noire, est transformée en carburant pour faire de la vapeur, qui alimente une centrale électrique interne à l'usine, de 1000 méga watts. " Nous réfléchissons à intégrer le marché des émissions de carbone " ajoute Thirawit Leetavorn. En attendant de faire son bilan carbone, l'entreprise est en négociation avec le label FSC. Le Forest Stewardship Council est un Conseil (composé d'ONG environnementales, industriels et peuples indigènes de forêts) qui certifie la bonne gestion forestière et la traçabililté d'une filière. Le modèle Double A ne rentre pas dans leur grille d'évaluation puisqu'il n'y a pas ici de forêt. Cela dit, le label a développé la marque " FSC plantation " à laquelle Double A pourrait peut-être prétendre. " Nous allons même plus loin socialement que les grandes plantations puisque nous laissons aux exploitants la propriété de leurs terres. Le fermier est libre de la gérer, de la vendre ou de la donner à ses enfants " précise Thirawit Leetavorn. En outre, les plantations en lignes de Double A ne posent pas le problème de perte de biodiversité et d'appauvrissement des sols qui caractérisent la monoculture d'eucalyptus sur de grandes surfaces.



Hélène Huteau
Mis en ligne le : 14/11/2007





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06 octobre 2007

ARGENTINE ET ENTREPRISES POLLUANTES

Enfin une initiative qui devrait s'avérer efficace à condition qu'elle se poursuive et que les contrôles soient annuels voire semestriels et de plus en plus stricts!

Pollution

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Argentine : les autorités 

traquent les entreprises 

polluantes


Illustration : Argentine : les autorités traquent les entreprises polluantes Développement durable
La rivière Riachuelo-Matanza
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Après des années de laisser faire environnemental, les autorités ont décidé de contrôler les entreprises sur le  respect de la législation environnementale. Elles multiplient les actions contre les entreprises du bassin de la rivière Riachuelo-Matanza (Buenos Aires), dès le moindre constat de non-conformité. Plusieurs multinationales sont concernées.

Longue de 64 kilomètres, la rivière Matanza Riachuelo est un élément central de l’écosystème urbain du grand Buenos Aires. Son bassin versant débute à l’ouest de la capitale argentine, pour se jeter dans l’estuaire Rio de la Plata en traversant 14 communes, qui comptent 3,5 millions d’habitants. Ses rives et ses abords immédiats sont également le centre de la plus grande concentration industrielle d’Argentine, avec 3500 usines implantées.
Depuis maintenant plus d’un siècle, le niveau de pollution du bassin de cette rivière inquiète tant les riverains que les autorités compétentes. Bien que les principaux rejets d’eaux usées proviennent des quartiers d’habitation, la pollution industrielle a retenu l’attention. Opérant dans des secteurs  aussi divers que les tanneries, la pétrochimie, l’agroalimentaire ou l’acier, 1200 usines sont en effet implantées sur les berges du Matanza Riachuelo et, pour certaines, rejettent depuis des décennies et sans aucun traitement préalable, des effluents contaminés dans la rivière.
Le seuil de pollution du bassin a atteint un tel niveau que le gouvernement Kirchner a décrété fin 2006 l’état d’urgence environnemental, et a demandé au congrès argentin de créer une autorité de régulation du bassin. Pour la première fois dans l’histoire de l’Argentine, cette autorité rassemble des représentants des trois juridictions distinctes ( locales, provinciales et fédérales ) qui dictent la réglementation environnementale du pays et à donné au secrétariat d’état à l’environnement autorité pour contrôler, redresser ou fermer, toutes les entreprises dont les émissions polluantes ne seraient pas en conformité avec la législation en vigueur.

Clarifier les régulations environnementales

Lors de sa prise de fonction comme Sécrétaire d’Etat à l’Environnement et au Développement Durable (SAYDS), Romina Picolotti, a fait de l’harmonisation des régulations environnementales une priorité de son administration. Cette avocate de formation et ancienne dirigeante du CEDHA, une ONG de défense des droits de l’homme et de l’environnement, a travaillé sur les différents aspects de la législation environnementale. « Faute de régulations unifiées, les industries opérant sur le bassin de la rivière faisaient face à des régulations désordonnées et asymétriques émises par trois niveaux de gouvernement, » rapporte Jorge Daniel Taillant, le président du CEDHA. « Cela rendait le contrôle, le suivi et même le respect des lois environnementales quasiment impossibles. » Le 13 août 2007, après six mois de négociations, les trois niveaux de gouvernement travaillant sur le Plan de nettoyage du bassin de la rivière Matanza Riachuelo rendaient publique une unification normative pour les effluents industriels et la qualité de l’air. Cette réglementation encadre de  manière précise 34 substances toxiques dont le plomb, les pesticides, l’arsenic ou les cyanures. Avec ces dispositions, les autorités environnementales argentines pouvaient lancer la traque aux entreprises polluantes.

Fermetures d'usines

Depuis le mois juillet 2006, les inspecteurs de la SAYDS ont ainsi procédé à plus de 1500 inspections des industries implantées le long du Riachualo et ont révoqué les permis d’exploitation de plus de 200 entreprises, de façon temporaire ou définitive, pour des manquements aux lois sociales et environnementales du pays. Intensifiant ses activités, l’agence a procédé à quelques coups d’éclat. L’usine Danone installé à Longchamps s’est ainsi vue imposer une fermeture « préventive partielle » pour certaines de ses installations, sans toutefois que cela ne perturbe sa production. Le groupe agroalimentaire français a pu reprendre des activités 3 jours plus tard, après s’être mis en conformité avec la législation argentine. Si cette fermeture portait essentiellement sur des aspects techniques, il n’en était pas de même pour celle de la raffinerie de Shell. Début septembre, le SAYDS a ordonné au groupe anglo-néerlandais de cesser, jusqu’à nouvel ordre, l’ensemble des exploitations de sa principale raffinerie dans le pays pour graves violations environnementales. « 700 des 1200 unités de stockage sur le site n’étaient pas en conformité avec la loi ou n’avaient pas été déclarées du tout, » rapporte Jorge Daniel Taillant. « L’usine pompait, de plus, 18 400 000 litres par heure sans aucune autorisation et disposait de conditions inacceptables de gestion et de stockage des déchets toxiques. » Après 7 jours de fermeture et de négociations, le groupe Shell s’est engagé à investir 60 millions de dollars dans l’amélioration des conditions environnementales de son unité de production.

A total, plus de 40 fermetures totales ou partielles, temporaires ou définitives, ont été imposées à des entreprises nationales et mondiales. L’agence de l’environnement entend faire évoluer l’attitude des entreprises à l’égard de la pollution et faire passer un message fort sur la fin de l’impunité des pollueurs dans le bassin de la rivière Matanza Riachuelo. Elle espère également avoir un impact sur les sociétés implantées dans d’autres régions du pays, dans lesquelles elle ne dispose que de faibles moyens d’actions.



Pierre-Marie Coupry
Mis en ligne le : 01/10/2007

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17 septembre 2007

LES ABEILLES ENCORE ET TOUJOURS

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Les abeilles disparaissent, l’écosystème vacille


Illustration : Les abeilles disparaissent, l’écosystème vacille Développement durable
 
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Sans abeilles pas de futur. C’est en substance ce que plusieurs associations d’apiculteurs clament haut et fort. D’autant plus fort que, depuis quelques années, une curieuse épidémie touche les butineuses, qui fuient la ruche sans laisser de traces. Les conséquences d’une éventuelle éradication des abeilles seraient bien plus graves qu’une simple pénurie de miel…

Tous racontent la même chose. Des ruches vides, pas même occupées par de nouveaux habitants. Mais surtout, l’absence de cadavres aux alentours du lieu du crime. Le phénomène a d’abord été observé aux Etats-Unis, puis en Europe, en particulier en Espagne, et plus récemment à Taïwan. « Les apiculteurs sont désemparés » avoue Yves Goïc, président du Centre national du développement apicole (CNDA). Ce qu’on appelle aujourd’hui “colony collapse disorder”, “syndrome d’effondrement des ruches” ou encore “phénomène Marie-Céleste”, c’est la disparition de millions d’abeilles de part le monde, qui fuient vraisemblablement leurs ruches pour aller mourir.
Ce mystère a permis de médiatiser un problème pourtant déjà ancien, celui de la mort massive des apidés. En France et en Allemagne, 30% des colonies sont décimées chaque année depuis 1995. Les abeilles sont en effet très sensibles, et la moindre modification de leur environnement est déjà un problème. Expliquer l’hécatombe des dernières années ne sera donc pas une mince affaire. Jean-Marc Bonmatin, chercheur en biophysique moléculaire au CNRS, évoque plusieurs hypothèses : le changement climatique, le manque de nourriture, l’utilisation excessive et mal contrôlée des pesticides, et le développement de maladies nouvelles. « Je n’aime pas parler d’origine multifactorielle, explique-t-il, mais plusieurs causes peuvent interagir ». Une intoxication faible mais régulière aux pesticides peut provoquer, par exemple, un affaiblissement à long terme des butineuses, qui deviennent plus sensibles aux maladies. Pierre Zagatti, entomologiste à l’INRA, chargé de mission à l’Institut français de la biodiversité (IFB), explique également que l’amendement azoté, utilisé comme fertilisant, a entrainé une diminution des cultures de légumineuses, privant les insectes de nourriture en hiver.

Plus de miel, mais surtout plus de plantes

Quelle qu’en soient ses causes, aux dires de nombreux entomologues, le problème est plus concret qu’il n’y parait, et ses conséquences sérieuses. Les associations et syndicats d’apiculteurs pointent du doigt les firmes phytosanitaires, qui répondent en blâmant l’incompétence des éleveurs. « Quand un phénomène est aussi inquiétant que celui-ci, la communication se fait de manière passionnelle » admet Yves Goïc. D’autant plus que la filière mellifère est directement menacée. En France, l’industrie fait travailler 20000 personnes donc 2000 apiculteurs professionnels, mais on compte également 98000 éleveurs amateurs. « C’est réellement une situation alarmante pour l’apiculture, car l’abeille domestique est de loin la plus menacée de disparition » insiste Pierre Zagatti. Justifiée, donc, la colère des syndicats d’apiculteurs, mais pas seulement pour des raisons économiques.
Une abeille butine près de 700 fleurs par jour. Derrière ce chiffre impressionnant, se cache un travail crucial : la pollinisation. Il y a 120 millions d’années, les ancêtres des abeilles permettaient déjà aux fleurs mâles et femelles d’une même espèce de se féconder. Aujourd’hui, près de 80% des cultures agricoles ont besoin des insectes pour être pollinisées, et environ trois quart d’entre elles le sont par les abeilles.

 L’UNAF RÉCLAME L’ATTENTION DU GRENELLE


Dans une note à l’attention des groupes de travail du Grenelle de l’environnement, l’UNAF tire la sonnette d’alarme. Outre le classement de l’abeille comme espèce protégée, l’association réclame la mise en place de pénalités financières « en cas de destruction et d’intoxication de colonies d’abeilles ». Elle espère également la généralisation des jachères apicoles, c’est-à-dire des cultures de plantes mellifères en alternance avec des cultures agricoles classiques, ainsi qu’une diversification des ces plantes mellifères. Enfin, l’UNAF encourage l’interdiction de l’utilisation de désherbants chimiques dans les lieux où ils ne sont pas indispensables (routes et voies ferrées), et la plantation de haies le long des routes. La biodiversité fait partie des thèmes abordés au Grenelle ; reste à savoir si les abeilles sont prioritaires dans l’esprit des intervenants.



On estime que plus de 20000 plantes sauvages sont sauvegardées en Europe grâce à l’action des abeilles. Les butineuses permettent également aux pollens de différentes espèces de se rencontrer, assurant ainsi un rôle dans la diversification des plantes. Au-delà des conséquences économiques directes pour le secteur de l’apiculture, l’agriculture mondiale serait elle-même menacée à long terme.

Un cercle vicieux environnemental

« Si demain, les abeilles s’éteignent, on peut s’attendre à voir disparaitre 60% des fruits et légumes » estime Yves Goïc. Sans compter les plantes que nous ne consommons pas, et qui peuvent paraitre secondaires du point de vue économique. Sans elles, pourtant, c’est l’équilibre de la chaîne alimentaire qui vacille. Les abeilles elles-mêmes ont besoin d’une diversité de plantes, de façon à pouvoir butiner toute l’année. « Il y a de moins en moins de fleurs à nectar dans les jardins. Or ce sont ces fleurs qui sont butinées par les insectes » explique Pierre Zagatti. Il y a alors de moins en moins d’abeilles dans les jardins, et ainsi de suite. Le problème, hélas, ne se limite pas aux seules butineuses : tous les insectes sont menacés. « Le rôle des abeilles a été gonflé par le lobby des apiculteurs, ajoute-t-il. Mais elles ne représentent qu’une part des insectes pollinisateurs ». L’urgence concerne donc le miel, mais à moyen terme c’est l’agriculture mondiale qui est menacée, et avec elle la biodiversité.
L’un des espoirs réside dans la collaboration entre apiculteurs et agriculteurs, car « aujourd’hui, la recherche agronomique n’est pas prête à proposer des espèces qui n’ont pas besoin de pollinisateurs pour se reproduire », affirme Yves Goïc. Il s’agit également d’adapter les produits phytosanitaires et leur utilisation aux sensibilités des insectes. Pierre Zagatti met également en cause la politique apicole française des dernières années. « On a privilégié une certaine race de reines pour des raisons de productivités, au détriment de la biodiversité. A long terme c’est dangereux », explique-t-il. De son côté, l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) demande que soit abordée au Grenelle de l’environnement la question de la protection des butineuses. Jean-Marc Bonmatin, lui, est plus confiant pour les insectes : « Les abeilles nous survivront. Mais nous, on va payer cher notre comportement trop laxiste avec la nature ».



Rouba Naaman
Mis en ligne le : 12/09/2007





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LES PETROLEOS MIS EN ECHEC

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En Equateur, les indigènes refusent le pétrole


Illustration : En Equateur, les indigènes refusent le pétrole Développement durable
 
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Ils sont deux mille Amazoniens à avoir mis en échec les petroleos qui avaient programmé l’exploitation pétrolière de leurs terres, unique source de vie pour ces communautés. Cette action radicale se poursuit aujourd’hui et sert d’aiguillon pour les indigènes équatoriens qui revendiquent leur droit à la terre. Reportage.

Au lieu du rendez-vous avec « le peuple rebelle de la forêt », un jeune policier, crosse de fusil au sol, est en faction. « Depuis 2006, l’Etat est dans l’obligation d’assurer notre sécurité, mais nous ne savons pas si cela serait efficace en cas de problème », observe le jeune guide queschua de l’agence de tourisme communautaire Papangu Tourisma. « Notre restaurant ainsi que l’office de tourisme ont brûlé en une nuit, il y a quatre ans. L’enquête n’a pas déterminé qui était responsable ». Depuis, la communauté de Sarayacu n’a plus de grands locaux dignes de ce nom à Puyo, bourgade de plusieurs milliers d’habitants située dans la province de Pastaza au Piémont andin. En aval, la forêt amazoniennes abrite notamment les 134 000 hectares du territoire Sarayacu où vivent deux mille Queschuas.

Entrés en résistance contre les firmes pétrolières dès les années 90, ils ont donné leur nom aux "accords de Sarayacu". En échange de la libération de son médiateur, Arco USA, une entreprise pétrolière à qui l’Etat équatorien avait concédé en 1988 une exploitation, a reconnu le droit à la terre exigé par les indigènes. Et c’est entre autre sous la pression d’une grande marche revendicative partie de Puyo pour rejoindre Quito en juin 1990, que l’Etat a fini par inscrire en 1998 leurs droits collectifs dans la Constitution. (1). Fort de cette avancée, la communauté a ensuite montré une opposition « ferme et pacifique » et a commencé à faire respecter ses droits.

Mais en 2002, la tension monte. Les entreprises pétrolières soutenues par le gouvernement équatorien  se montrent plus agressives, et notamment la Compagnie générale des combustibles d’Argentine, qui avait décroché en 1996 une concession de 200 000 hectares occupant la presque totalité du territoire de Sarayacu. Se furent alors sortie forcées, divisions des organisations indigènes, intimidations, usage de la force publique et même occupation militaire du territoire lors de l’Etat d’urgence en 2002. En 2003, les rivières sont bloquées, paralysant la voie de transport et d’avitaillement des communautés, des habitants sont capturés, torturés et menacés de mort, des dirigeants agressés. « Pendant quatre ans nous avons résisté de tout notre force », explique Patricia Gualinga,  coordinatrice de l’Apar, l’Allienza de los pueblos amazonicos en resistenzia. «Organisés, les habitants avaient l’avantage de connaître leur territoire. Lorsque les employés des firmes pétrolières venaient pour explorer le sous sol, des groupes de femmes avec des pierres se mettaient devant les militaires », se souvient-elle.

Soutien des ONG internationales

Si certaines communautés de la province ont fini par signer des accords avec les petroleros en échange d’un développement local (services de santé, indemnisations pour les dommages environnementaux), ceux de Sarayacu refusent catégoriquement la présence pétrolière. Ils ont reçu pour cela l’appui d’ONG internationales comme Greenpeace, Amnesty international, des ONG belges, suisses, allemandes et françaises comme Paroles de nature. Résultat : la  CGC d’Argentine a suspendu son activité en mars 2003 et la Confeniae -confédération des indigènes d’Amazonie équatorienne- a retiré en mai 2004 son soutien au président Gutierrez, renversé un an plus tard. Cette communauté a même attaqué l’Etat équatorien devant la Commission inter-américaine des droits de l’homme, qui s’est prononcée en leur faveur. Le 4 septembre dernier,  le gouvernement équatorien s’est engagé à respecter la recommandation de cette Cour : retirer des puits les dynamites prévus pour l’exploration.

« Maintenant, tout le monde en Equateur connaît notre peuple  comme un peuple digne et rebelle », poursuit Patricia Gualinga. Sans parler de leur lutte qui sert de modèle à dans d’autres cas de conflits territoriaux comme dans les Andes avec des entreprises minières et dans la province voisine du Pastaza face à la société pétrolière française Pérenco.
Dionisio Machao, chamane, président de la communauté de Sarayacu fraîchement élu, affirme que la communauté n’est pas divisible parce que très soudée et organisée. Au gouvernement Sarayacu, les grandes décisions se prennent en conseil et dix-sept dirigeants ont en charge des secteurs comme la transmission du savoir traditionnel par l’éducation. Dans ce domaine, il se félicite de la trentaine de professeurs diplômés et évoque le projet « Ataya », un conservatoire de plantes et d’arbres, lieu sacré de transmission qui pourrait être visible par satellite. Un symbole pour le peuple de la forêt qui, « sans ressources naturelles, perd sa qualité de peuple indigène ». A l’occasion  des élections du 30 septembre prochain, provoquées par le président socialiste Rafael Correa et qui désigneront les concepteurs de la prochaine constitution, la communauté veut présenter un candidat. Elle veut aussi y rassembler les communautés qui ont signé des accords avec les entreprises pétrolières. « Nous voulons faire avancer les projets de loi sur la sécurité de la vie, le droit humain des indigènes et leurs cultures. »

1) Maintenir, développer et fortifier leur identité et leur traditions spirituelle, conserver la propriété imprescriptible des terres communautaires et maintenir leur possession ancestrale, participer à la conservation des ressources naturelles renouvelables, être consultés sur les plans et les programmes de prospection et d’exploitation des ressources non renouvelables...



Gwénaël le Morzellec
Mis en ligne le : 12/09/2007



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13 septembre 2007

LES ABEILLES NOUS ABANDONNENT

Les abeilles nous abandonnent

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Des millions de ruches, jadis occupées par des milliards d'abeilles, se sont mises à disparaître depuis quelques mois. L'épidémie, d'une rapidité et d'une ampleur quasi-explosive, pourrait très bien ébranler les bases de notre civilisation.

Mise à jour du 07/09/07 : Vos réactions à ce sujet qui, manifestement, vous passionne, ainsi que de nouvelles informations, nous ont incités à aller plus loin pour mieux comprendre cette inquiétante énigme. Nous avons interrogé Bernard Vaissière, de l'Inra, un des très rares spécialistes de la pollinisation par les insectes, qui remet quelque peu les pendules à l'heure, sans pour autant minimiser la gravité du problème.

Le phénomène a débuté dans un seul élevage de Floride il y a à peine un an. Puis l'épidémie s'est répandue de ruche en ruche, jusqu'à s'étendre à l'ensemble des Etats américains et du Canada, avant d'atteindre l'Europe et même Taïwan en avril 2007.

L'aspect de cette catastrophe écologique est déroutant. Aucun cadavre d'abeille n'est retrouvé, et les ruches abandonnées sont vides d'occupants. On n'y découvre même pas les parasites d'habitude si prompts à les réoccuper ensuite. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir. En France, où les apiculteurs se remettent à peine des ravages causés par le tristement célèbre "Gaucho", un pesticide jadis répandu dans les champs de maïs et  de tournesol, les disparitions ont repris en force.

La sirène d'alarme

Ce n'est pas une sonnette d'alarme mais une sirène que les scientifiques actionnent… ou tentent d'actionner. Car 80 % des plantes ont absolument besoin des abeilles pour être fécondées, et sans elles, il n'y a plus de production de fruits ou de légumes possible. Rien qu'aux Etats-Unis, où le nombre de ruches en "vie" s'est effondré de 2,4 millions à 900 000, 90 plantes destinées à l'alimentation humaine sont exclusivement pollinisées par les butineuses, ce qui représente une valeur annuelle de 14 milliards de dollars.

Les scientifiques, qui ont donné le nom de "colony collapse disorder" à ce syndrome d'effondrement, tentent de trouver une explication. Suivant le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario, "Des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles". Selon lui, les insectes sont aussi directement ou indirectement victimes de l'efficacité sans cesse accrue des nouvelles générations de pesticides, censées protéger la nature mais dont l'effet se révèlerait particulièrement pernicieux. Il cite en exemple la pratique de plus en plus courante qui consiste à enrober les semences d'insecticide de façon à éviter l'épandage. Le produit est ainsi incorporé dans toute la plante, depuis les racines jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche en l'empoisonnant, ce qui explique aussi l'absence d'insectes "squatteurs" dans les ruches abandonnées: ils ne survivent pas.

Phénomène de cascade

L'emploi de ce type de pesticide à base d'imidaclopride, très contesté en France et aux Etats-Unis mais pourtant autorisé par l'Union Européenne, attaque le système immunitaire des abeilles qui deviennent vulnérables aux parasites. La preuve semble en être établie par la découverte d'une demi-douzaine de virus, microbes, mais aussi de champignons parasites dans les quelques abeilles survivantes de quantité de ruches agonisantes. Ce produit est distribué par Bayer sous plusieurs appellations : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage entre autres.

L'origine de ces champignons parasites n'est pas un mystère, puisqu'ils sont eux-mêmes incorporés dans certains pesticides chimiques pour combattre les criquets, la pyrale du maïs et certaines teignes.

Il s'agit là d'un véritable effet de cascade, des agents infectieux destinés à combattre certains parasites profitant de la brèche ouverte dans le système immunitaire des abeilles et ainsi changer de cible, avec pour conséquence la destruction des cultures que ce produit était censé protéger.

Mais selon Joe Cummins, cet effet de cascade jouerait aussi entre ces champignons parasites volontairement répandus et les biopesticides "naturellement" produits par les plantes LarveChez les animaux en général, forme jeune dont la morphologie, et souvent le mode de vie, sont très différents de l\'adulte (tétard/grenouille ou crapaud par exemple).
Chez les insectes, état précédant l\'état imaginal (insecte à métamorphoses incomplètes comme le forficule) ou l\'état nymphal...');" onmouseout="killlink()">larves
de pyrale du maïs infectées par le champignon Nosema pyrausta sont 45 fois plus sensibles aux infections que les larves saines, une constatation qui est à mettre en parallèle avec l'effondrement du système immunitaire des abeilles. "Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs", ajoute-t-il en guise de conclusion.

L'importance des abeilles dans l'écosystème est telle qu'il y a un demi-siècle déjà, Albert Einstein avait estimé que si cet insecte venait à disparaître du globe, l'espèce humaine disparaîtrait au bout de quatre années. La sirène d'alarme pourrait se transformer en tocsin.

 

Apis mellifera, la principale abeille domestique européenne. Crédit John Severns.

Apis mellifera, la principale abeille domestique européenne. Crédit John Severns.

 

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08 septembre 2007

DISPARITION DES ABEILLES

LES ABEILLES SONT SURTOUT VICTIMES DE L'ARROGANCE ET DE L'ORGUEIL DU GENRE HUMAIN QUI N' A RIEN D'UN HOMO SAPIENS.

SIGNEZ LA PETITION AFIN DE SAUVER LES ABEILLES SUR LE SITE:

http://www.sauvonslesabeilles.com

 


 

 

 

 

Par Maggie Fox Reuters - Jeudi 6 septembre, 22h37 

 

WASHINGTON (Reuters) - Un virus récemment découvert pourrait être mortel pour les abeilles, ou du moins favoriser leur disparition, affirment des scientifiques américains.

 

Ce virus n'est probablement pas le seul responsable de ce que les spécialistes appellent "phénomène d'effondrement des colonies" (Colony collapse disorder, CCD), mais pourrait aider à comprendre quel mal frappe les abeilles dans tous les Etats-Unis, ont rapporté les chercheurs.

 

Baptisé "Virus israélien de la paralysie aiguë" (IAPV), le virus, inconnu jusqu'alors, a été découvert en Israël en 2004.

 

Selon des estimations, 23% des apiculteurs américains ont constaté dans leurs ruchers des disparitions brutales d'abeilles lors de l'hiver 2006-2007.

 

"Ces apiculteurs ont perdu près de 45% de leurs abeilles", peut-on lire dans le rapport des chercheurs, publié par le journal Science.

 

Les apiculteurs ne retrouvent pas leurs abeilles mortes. Les ruches sont simplement presque vidées de leurs ouvrières, seules restant les reines.

 

Ce phénomène touche également l'Europe et le Brésil. Les abeilles, outre la production de miel, sont fondamentales dans la pollinisation de nombreuses cultures céréalières, fruitières ou maraîchères.

 

En examinant des abeilles du monde entier et des échantillons de gelée royale, l'équipe du Dr Ian Lipkin, de l'université Columbia à New York, a découvert plusieurs bactéries, virus et moisissures qui affectent les abeilles.

 

PLUSIEURS PISTES ENVISAGÉES

 

Seul l'un des virus était systématiquement présent chez les abeilles issues de ruches dont les populations s'étaient effondrées : l'IAPV.

 

Cause ou effet ? Il reste encore à déterminer si l'IAPV est bien le responsable des disparitions massives d'abeilles, ou si, au contraire, ce sont ces disparitions qui favorisent son apparition chez les insectes.

 

Il faudra pour le savoir inoculer le virus dans des ruches saines et voir comment la population d'abeille réagit.

 

Jeffrey Pettis, chercheur spécialisé dans l'apiculture pour le département américain de l'agriculture, a rappelé qu'il ne s'agissait que d'une des pistes envisagées pour expliquer le phénomène des disparitions.

 

"Je continue à penser que plusieurs facteurs sont impliqués dans (les effondrements de populations)", a-t-il précisé, évoquant les parasites et l'alimentation des abeilles.

 

L'IAPV est notamment véhiculé par le Varroa destructor, un minuscule acarien rouge qui affecte les abeilles aux Etats-Unis mais aussi en Europe et dans d'autres régions du monde.

 

De nombreuses pistes sont étudiées, mais certaines avec moins d'urgence que les autres.

 

"Nous avons très peu d'indications que les radiations des téléphones portables ont un impact sur les abeilles", a estimé Diana Cox-Foster, entomologiste à l'université d'Etat de Pennsylvanie.

 

Des tests ont également montré que les cultures d'OGM ne rendaient pas les abeilles malades, mais que les pesticides augmentaient leur stress.

 

Quant à la disparition des abeilles, il est possible que leur système d'orientation, déréglé, les empêche de regagner la ruche.

 

Autre hypothèse, Cox-Foster pense qu'il est également possible qu'une abeille malade évite délibérément de retourner dans la ruche, afin de ne pas contaminer ses congénères.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par Docteur JO à 12:21 - DESTRUCTION DES ESPECES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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03 septembre 2007

UNE VERITE QUI DERANGE

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Développement durable

Société \ Environnement \ Climat

 

 

Al Gore relance le débat 

sur le négationnisme climatique

 

Illustration : Al Gore relance le débat sur le négationnisme climatique Développement durable
 
Développement durable
Dans une intervention au Global Brand Forum de Singapour, l'ancien vice-président américain a dénoncé devant un parterre de dirigeants la campagne de désinformation menée par plusieurs multinationales sur la réalité des changements climatiques. Parmi elles, le leader mondial du pétrole ExxonMobil, chef de file des « négationnistes ».

Invité à participer au "Forum mondial des marques"–qui réunit les leaders de la publicité, des médias et des technologies de l’information-, Al Gore en a profité pour rappeler que « certains des plus grands groupes énergétiques mondiaux, dont ExxonMobil, financent des études destinées à remettre en question le concept de réchauffement climatique dans le cadre d'une campagne mondiale de désinformation ». Certes, la chose est connue, mais la popularité et la légitimité de l’ancien vice-président relancent opportunément le débat sur le lobbying américain en matière climatique. "Il s'agit d'une campagne organisée, financée à hauteur de dix millions de dollars (7,2 millions d'euros) par an par certains des plus grands émetteurs de gaz carbonique afin de donner l'impression qu'il existe un désaccord au sein de la communauté scientifique" sur le réchauffement, a lancé Al Gore. "Certaines compagnies de tabac ont dépensé des millions de dollars pour faire croire à des divergences parmi les scientifiques. Certains groupes industriels et le numéro un mondial du pétrole ExxonMobil en ont fait autant ces dernières années", a-t-il poursuivi, rappelant que le réchauffement climatique donne lieu à "l'un des plus forts consensus de l'histoire de la science".
L’auteur du documentaire « Une vérité qui dérange » a également précisé qu’ « une prime de 10.000 dollars pour chaque article publié qui contesterait ce consensus » avait été proposée par le lobby négationniste.

Think tanks

Déjà, en janvier dernier, un rapport publié par un groupe d'experts américains a montré comment le géant pétrolier a organisé et financé une campagne de désinformation sur les changements climatiques. ExxonMobil aurait ainsi distribué près de 16 millions de dollars entre 1998 et 2005 à un réseau composé d'une quarantaine de think tanks et de lobbystes. Intitulé "Smoke, Mirrors & Hot Air" ("Fumée, miroirs et air chaud" ), le rapport de l'Union of Concerned Scientists, un groupe d'experts environnementaux, a été publié début janvier aux Etats-Unis pour dénoncer la manipulation et le " négationnisme " orchestré par le leader pétrolier. Celui-ci a financé à hauteur de 16 millions de dollars -une goutte d'eau dans les 36 milliards de son résultat net annuel- 43 organismes chargés de manipuler l'information sur le réchauffement de la planète et nier les impacts des activités industrielles sur le climat. Dès 1989, Exxon participe au Global Climate Coalition, qui regroupe à l'époque d'autres multinationales Texaco, General Motors, Ford, British Petroleum...., qui ont depuis pris d'autres positions. Le but de la structure était alors de lutter contre le Protocole de Kyoto et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en constestant systématiquement les conclusions du GIEC (groupement interntional d'experts climatiques). Par la suite, Exxon fonde divers groupes de lobbying, comme le Competitive Enterprise Institute -à hauteur de 2 millions de dollars-, qui a récemment réalisé un spot télévisé vantant les bénéfices du dioxyde de carbone, "un gaz inoffensif, indispensable à la croissance des plantes", omettant d'ajouter que la forte concentration de C02 devenait en revanche nuisible à la vie terrestre...Autre organisme financé par Exxon, l'institut George C. Marshall a perçu 630 000 dollars pour soutenir les thèses scientifiques contestant les changements climatiques, dont celle de Patrick Michaels, professeur en sciences environnementales à l'Université de Virginie et climatologue de l'État de Virginie, membre lui-même d'une dizaine de groupes fondés par Exxon. De même, l'Annapolis Center for Science-Based Public Policy and Committee for a Constructive Tomorrow, autre think tank du réseau, a promu pour 300 000 dollars, les travaux de Sallie Baliunas, astrophysicienne qui avait conclu dans un  article en 2003 que " les températures n'ont pas beaucoup varié durant ces derniers millénaires ".

Des méthodes semblables à celle de l'industrie du tabac

Les manipulations répétées d'ExxonMobil ont créé l'indignation de nombreuses personnalités scientifiques, comme récemment  la Royal Society, première association de scientifiques Britanniques, qui a officiellement demandé au groupe pétrolier de cesser son soutien financier à ces organisations " présentant des informations inexactes et trompeuses ". Alden Mayer, directeur à l'Union of Concerned Scientists, explique que les méthodes utilisées par Exxon sont identiques à celles de l'industrie du tabac.  "ExxonMobil a fabriqué de l'incertitude autour des causes humaines du réchauffement global, comme l'industrie du tabac a nié que son produit causait le cancer du poumon ", observe Alden Mayer. "Un doute entretenu par un investissement modeste mais efficace, pour retarder l'action de l'Etat à l'instar de 40 ans de résistance des cigarettiers. " Du reste, le rapport souligne que plusieurs lobbyistes de la cause du tabac ont œuvré pour la campagne d'Exxon. Steven Milloy , membre d'un groupe fondé par Philip Morris en 1993 dont le but était de nier le lien entre cancer et fumée passive, a participé au Global Climate Science Team crée par ExxonMobil, et a ensuite présidé le Free Enterprise Action Institute, financé en grande partie par le pétrolier...

Des actionnaires inquiets

Malgré cette hostilité, l'attitude du groupe a commencé depuis peu à évoluer. Exxon continue son lobbying anti-Kyoto mais reconnaît désormais " les risques posés par le changement climatique et leurs impacts potentiels sur les sociétés et les écosystèmes. " Rex W. Tillerson, président du groupe, explique ainsi qu'Exxon entend " continuer à améliorer les performances environnementales à travers des efforts accrus en matière d'efficacité énergétique et notamment à travers la diminution des émissions de gaz à effet de serre ".
Ce changement de posture ne suffit pas, cependant, à rassurer les investisseurs et actionnaires du groupe, de plus en plus inquiets. Lors de l’assemblée générale du groupe, le soutien des résolutions sur les GES a atteint des records cette année. Le 30 mai, les actionnaires d'ExxonMobil ont voté à 31% en faveur d'une résolution sur la réduction des émissions de GES. Parmi ces actionnaires, qui représentent  121 milliards de dollars d'actions, figuraient des fonds de pension d'État, qui ont obtenu le soutien des cabinets de conseil en vote comme ISS et Glass et Lewis & Co.



Véronique Smée
Mis en ligne le : 08/08/2007

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23 août 2007

DEFORESTATION AMAZONIENNE

Amazonie : bilan positif pour le 1er anniversaire du moratoire sur le commerce de soja issu de la déforestation

  Paris, France — Le 24/07/07 - Aujourd'hui est célébré à Sao Paulo (Brésil) le premier anniversaire du moratoire sur le commerce des cultures de soja issu de la déforestation de l'Amazonie qui a permis une vraie diminution des nouvelles plantations de soja dans la forêt amazonienne. Greenpeace et un grand nombre de distributeurs européens ont réaffirmé aujourd'hui leur soutien au moratoire en tant qu'outil de protection de la première forêt tropicale de la planète.

En 2006, Greenpeace avait révélé dans un rapport documenté Eating up the Amazon le rôle moteur joué par l’expansion des cultures de soja dans la déforestation amazonienne. Une vaste campagne et une alliance stratégique avec Mc Donald’s Europe avaient conduit à l’adoption d’un moratoire de deux ans sur l’achat de soja issu de parcelles nouvellement déforestées.

Un an après son entrée en vigueur, le bilan est positif. Dans l’Etat du Mato Grosso, la fameuse « frontière agricole » du Brésil, la réduction de la déforestation a atteint 40 % entre août 2006 (date de mise en œuvre du moratoire) et mai 2007 par rapport à la même période de l’année précédente. Dans l’Etat du Para, on a planté 41 % de moins de nouvelles plantations de soja que l’année précédente, bien au-delà de la réduction moyenne nationale de 9,3 %, 30 000 hectares ont ainsi été préservés.

« En ce jour anniversaire, le constat est clair : les résultats suivent quand les grandes entreprises prennent au sérieux leurs responsabilités sociale et environnementale.  Les avancées prometteuses de ce moratoire doivent maintenant être rendues irréversibles », précise Paulo Adario, coordinateur de la campagne Amazone de Greenpeace au Brésil. Nous souhaitons que tous les secteurs de l’agrobusiness adoptent des mesures identiques ! »

Ce moratoire a eu d’autres effets bénéfiques puisqu’il a conduit le gouvernement brésilien à accélérer l’enregistrement des titres de propriétés et leur statut légal, point particulièrement important pour renforcer les lois de protection de l’environnement et la gouvernance des secteurs agricoles et forestiers.

« La maintien et le succès du moratoire dépendent beaucoup du processus de contrôle des exploitations, processus qui n’est pas encore en place. En attendant, l’industrie du soja doit y contribuer en s’assurant que ses fournisseurs adhèrent au système de cartographie de la région et respectent la législation », déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France.

Pour Rebecca Jaramillo, responsable qualité de Mac Donald’s Europe: « Nous reconnaissons qu’il n’y a pas de temps à perdre pour protéger l’Amazonie. La première année du moratoire a connu des progrès importants et nous nous engageons à ce que cela continue. Si certaines mesures nécessaires prennent plus de temps que les deux années de moratoire, nous souhaitons que ce dernier reste en place jusqu’à leur complète mise en œuvr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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02 août 2007

DRAPEAU RUSSE

LA CONNERIE N'A PAS DE LIMITE!

Des explorateurs plantent le drapeau de la Russie à 4 km sous le pôle Nord

 Par Karim TALBI AFP - Jeudi 2 août, 14h46

MOSCOU (AFP) - Des explorateurs russes ont planté jeudi un drapeau de la Russie au fond de l'océan Arctique, à plus de 4.000 mètres sous le pôle Nord, au terme d'une expédition présentée comme pionnière et symbolique des velléités territoriales de Moscou sur l'Arctique et ses hydrocarbures.

Le sous-marin de poche Mir-1, équipé d'un bras mécanique, a dressé un drapeau en titane d'un mètre de hauteur et aux couleurs de la Russie à la verticale du pôle nord, a annoncé Vladimir Strougatskï, un membre de l'expédition cité par l'agence Itar-Tass.

Ce bathyscaphe, ainsi que le Mir-2, avait atteint plus tôt le fond de l'océan Arctique, but de leur mission.
Le Mir-1, bathyscaphe de tête, s'est "posé" à 4.261 m de profondeur. Le second mini sous-marin a atteint 4.302 m des grands fonds de l'océan Arctique (4.000 à 5.000 m de profondeur).
"Nous avons touché le fond en douceur, autour de nous il y a un sol jaunâtre, mais nous ne voyons pas d'habitants des profondeurs marines", a déclaré, lyrique, Evgueni Tcherniaïev, le pilote de Mir-2.
La réussite de la mission, présentée comme une première par les Russes, avait été annoncée par la chaîne publique russe Vesti 24, qui dispose d'un journaliste en surface, sur le bateau Akademik Fedorov.
Les explorateurs, deux députés et un scientifique russes mais aussi un homme d'affaires suédois, ont mis deux heures à descendre dans les eaux de l'océan Arctique. Après une pause à 1.300 mètres pour tester la résistance du bathyscaphe, ils se sont enfoncés jusqu'au fond de la mer.
L'équipage doit mener des expériences scientifiques, prendre des échantillons du fond marin et de l'eau, mais aussi laisser une capsule contenant un message pour les générations futures.
L'expédition, arrivée mercredi sur le lieu de plongée, était partie le 24 juillet de Mourmansk, une ville portuaire sur la mer de Barents.
Deux bateaux russes, le navire de recherche Akademik Fedorov et le brise-glace à propulsion nucléaire Rossia qui l'escorte, ont été appareillés pour cette mission aux visées scientifiques, mais aussi politiques.
"Toucher le fond à une telle profondeur, c'est comme faire le premier pas sur la lune", avait déclaré le vice-président de la Douma, Artour Tchilingarov, qui dirige l'expédition, cité par l'agence Ria Novosti.
Au-delà de l'intérêt scientifique, l'expédition Arctique 2007 entend rappeler les visées russes sur le contrôle de ces territoires, disputés avec d'autres pays, dont les Etats-Unis, et qui pourraient être riches en pétrole et en gaz.
Selon le US Geological Survey, l'agence gouvernementale scientifique spécialisée dans les hydrocarbures, 25% des ressources mondiales de pétrole se trouvent au nord du cercle polaire.
Avant de partir pour le pôle, Artour Tchilingarov avait estimé que l'expédition aiderait la Russie à avancer dans la revendication de ces régions. "L'Arctique est à nous et nous devrions y montrer notre présence", avait-il déclaré.
Dans un discours prononcé en mai, le président russe Vladimir Poutine avait promis que des efforts seraient faits pour préserver les "intérêts stratégiques, économiques, scientifiques et de défense de la Russie" dans l'Arctique.
Les scientifiques espèrent pouvoir établir qu'une partie du fond sous-marin passant par le pôle Nord, connu sous le nom de "dorsale Lomonossov", est en réalité une extension géologique de la Russie et que Moscou pourra la revendiquer dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
En 2001, Moscou avait déposé une requête en ce sens devant une commission de l'ONU.
Plusieurs autres pays nordiques tentent d'étendre leurs droits aux ressources sous-marines situées au-delà de leur zone économique exclusive.
Depuis le début, les médias russes jouent la "course au pôle Nord" façon conquête de l'espace en rappelant abondamment qu'une expédition américaine est en route pour une autre zone de l'Arctique, la dorsale de Gakkel.

 


 

Posté par Docteur JO à 18:38 - EXPLOITATION DE LA MER - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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